Les clés de la chronobiologie

chronobiologie

Le corps humain évolue en fonction d’un rythme circadien d’environ 24 heures lié à nos horloges interne et externe.


A chacun son rythme donc. Mais quelques grandes règles sont à connaître.
TRAVAIL : des siestes et pauses productives

Les meilleurs horaires pour une concentration intellectuelle maximale se situent entre 10h et 11h puis entre 15h et 16h30. Notre efficacité est à son maximum. Le taux de sucre dans le sang et la température du corps sont optimaux pour les cellules cérébrales. A l’inverse, il est difficile d’être performant après le déjeuner, la digestion se révélant très énergivore. Une étude de la Nasa auprès de pilotes a montré que la vigilance était améliorée de 54% et la performance de 34% après un repos de 26 minutes*. Une sieste peut donc s’avérer très productive. De même, prendre une pause toutes les 90 minutes permet de respecter le rythme du cerveau calqué sur celui des cycles du sommeil. Cinq à dix minutes de pause suffisent à repartir du bon pied.
SPORT : un temps pour vos records
Vous vous posez sans doute la question du meilleur moment pour faire du sport. Sachez qu’au réveil, l’organisme connaît une hausse de la pression artérielle et un pic de la délivrance de cortisol qui excite le muscle cardiaque. Ce n’est pas le moment idéal pour le solliciter. De plus, comme l’organisme n’est pas assez chargé en glucose, l’hypoglycémie guette. Par contre, l’organisme est au maximum de ses possibilités entre 15h et 19h. La puissance musculaire et les performances sont meilleures entre 17h et 19h. C’est d’ailleurs le moment de la plupart des records sportifs.
SOMMEIL : dormeurs au sang froid
Le plus important pour s’endormir sans difficulté est de se coucher lorsque la température du corps commence à baisser. Aux alentours de 23h pour la plupart d’entre nous. Pour favoriser l’endormissement, il faut éviter de faire du sport après 20h, de consommer des excitants (thé, café, cigarette) ou de surchauffer la chambre (18-19°C maximum)

* R.C. Graeber, M.R. Rosekind, etc. “Cockpit napping”, “ICAO Journal”, octobre 1990.