L’épopée Sang et OR

Naissance d’un club

Le Mans Union Club 72 naît le 12 juin 1985 de la fusion de l’Union Sportive du Mans (USM) et du Stade Olympique du Maine (SOM). Une évolution devenue inéluctable au milieu des années 1980. D’un côté l’USM se meurt depuis sa rétrogradation en D4 en 1981. De l’autre le SOM atteint la D3 en 1984 mais ne semble pas en mesure de franchir un palier supplémentaire. C'est dans ce contexte et sous l'impulsion de Roland Grandier, alors président du SOM que la fusion des deux clubs rivaux devient possible. Restait à vaincre les réticences. Le maire du Mans Robert Jarry soutenant le projet de fusion, rencontre à plusieurs reprises les présidents des deux clubs. En mai 1985, un sondage lancé par le quotidien Le Maine libre permet de retenir l’appellation « MUC 72 ». Les conditions semblent alors réunies pour assister à la naissance du « Grand Club du Mans ». « Il ne faut pas créer d'illusions, il faut créer l'espoir. Le club doit reposer sur un courant populaire et ce seront les joueurs qui feront la décision sur le terrain. » Robert Jarry, le 26 juin 1985, lors d’une réception officielle à l'hôtel de Ville. Le 7 juin 1985, l'assemblée générale de l'USM, adopte de justesse la proposition de fusion par 209 voix sur 299 votes. De son côté, le SOM plébiscite la fusion par 161 voix sur 172. Cinq jours plus tard, la fusion est effective. Roland Grandier devient le premier président du MUC 72 qui évoluera en D3 (héritage sportif du SOM). Le club dispute le premier match de son histoire au Mans, le 31 août 1985 au stade Léon-Bollée face à Redon. Les Manceaux s'imposent 3-0 et Régis Beunardeau devient le premier buteur de l'histoire d’un club qui arbore désormais les couleurs jaune et rouge de sa ville.

Le MUC 72 valeur sûre de la DII (1985-2003)

Sous l’impulsion de Christian Gourcuff, le club accède à la Division 2, le 14 mai 1988. Le match pour la montée rassemble 6 688 spectateurs au stade Léon-Bollée. Les Manceaux l'emportent 3-2 devant à l'ES La Rochelle. L'attaquant Pascal Affaire inscrit ce soir-là un triplé. Il est alors meilleur buteur du championnat avec 26 buts. La première saison de D2 totalement manquée se solde par une relégation. Le passage en D3 sera de courte durée puisque les Sarthois sont de retour en D2 un an plus tard. Un échelon qu’ils ne quitteront plus avant l'été 2003. Lors de la saison 1991-1992, Le Mans manque de peu la montée parmi l'élite échouant dans un pré-barrage d’accession face au RC Strasbourg. Après avoir frôlé la montée, le MUC 72 frôle la descente lors de la saison 1993-1994. L’équipe dont Thierry Froger, ancien joueur du club et responsable de la formation, a pris les rênes en décembre 1993, dut attendre la dernière journée et un penalty de Koffi Fiawoo à l’ultime minute sur la pelouse du Stade rennais pour sauver sa tête. Le club termine ensuite à la 6e place du championnat durant 3 saisons consécutives de 1996 à 1998. Le Mans s'inscrit durablement dans le paysage de la D2. Ce sont les années Pédemas, Garcin, Beunardeau, Van Ketz... En parallèle, le club forme de bons joueurs à l’image de l’emblématique Ivoirien Didier Drogba. En 1999, le club atteint les demi-finales de la Coupe de France. Les Manceaux DE Marc Westerloppe s'inclinent à Sedan 4-3 après les prolongations.


Première montée en Ligue 1

Alors que la DII devient Ligue 2, le club enchaîne une série de 6 victoires lors des 6 premières journées de championnats. Sous l’égide de Thierry Goudet, cette entame suffira à un groupe constitué de joueurs formés au club comme Laurent Bonnart, Frédéric Thomas ou James Fanchone encadrés par des éléments confirmés comme Daniel Cousin, Philippe Celdran ou Laurent Peyrelade pour décrocher la montée. La première de l’histoire du club. La transition sera difficile. Malgré l'apport de joueurs expérimentés comme le Norvégien Dan Eggen, le Sud-africain Thabang Molefe, les défenseurs Eddy Capron et Yannick Fischer, Le Mans peine à trouver sa place en Ligue 1. Il faut attendre la 13e journée pour voir les Manceaux remporter leur première victoire en Ligue 1 face au FC Metz (2-0). Un calvaire qui pousse Thierry Goudet à la démission. Son successeur, Daniel Jeandupeux ne parvient pas à redresser la situation. Le club termine la saison à un point du maintien. Un simple contretemps puisque Le Mans remonte immédiatement. Frédéric Hantz est alors aux commandes.


« On s’accroche à des valeurs simples : le respect de l’autre, le travail. » Noël Peyramayou, L’Express, édition du 19 septembre 2002

Les années Ligue 1 (2005-2010)

Avec notamment l'Ivoirien Koffi N'Dri Romaric, le Monténégrin Marko Baša ou le Brésilien Túlio de Melo, le MUC 72 multiplie les bonnes pioches. Le Mans signe, cette année-là, quelques succès marquants, comme une victoire 3-0 à domicile face à l'OM ou un succès sur la pelouse du PSG. Le MUC 72 termine la saison au 11e rang. Le club décroche un nouveau maintien confortable en 2006-2007, en terminant à la 12e place. En fin de saison, Frédéric Hantz quitte le club. Rudi Garcia le remplace. Le Mans réalise alors sa meilleure saison en Ligue 1, se classant 9e à l'issue du championnat. Cette année-là, le club dispute une demi-finale épique de la Coupe de la Ligue. Les Lensois s'imposant finalement au stade Léon-Bollée sur le score de 5 buts à 4 après prolongation. Le Stade de France se refuse à nouveau aux Manceaux.


Rudi Garcia est ensuite remplacé par Yves Bertucci, directeur du centre de formation. Après une période hivernale difficile, Daniel Jeandupeux, reprend les rênes de l'équipe avant qu’Arnaud Cormier ne soit nommé pour les quatre derniers matchs de la saison. Sans le moindre succès. Les Sarthois arrachent néanmoins leur maintien en Ligue 1 en terminant à la 16e place. Le Portugais Paulo Duarte démarre la saison suivante sur le banc tout en conservant son poste de sélectionneur du Burkina Faso. Les résultats n’étant pas au rendez-vous, le Portugais est remplacé par son adjoint Arnaud Cormier. À l'issue de la saison, Le Mans est relégué en Ligue 2, après cinq années passées dans l’élite.

Le MUC 72 devient Le MansFC (2010-2011)

La saison 2010-2011 marque un tournant. Le « MUC 72 » devient « Le MansFC ». Les dirigeants préparent l'entrée au MMArena. Solidement installés sur le podium, les Sarthois font leur entrée au MMArena, le 29 janvier 2011, pour la réception de l'AC Ajaccio. Dans un stade comble, Le Mans s'impose 3-0. Une série fatale de dix matchs, entre février et mai, et la défaite à Vannes lors de l'avant-dernière journée scellent pourtant le sort des Manceaux. Le succès face à Nantes pour la dernière journée de championnat, au cours de laquelle le club fête ses 25 ans, ne change rien. Le Mans reste en Ligue 2. Un échec lourd de conséquences.


« Un tel outil, ça donne envie de se surpasser. » Arnaud Cormier, à propos du MMArena, sur leparisien.fr, le 28 janvier 2011

La descente au purgatoire (2011-2013)

Le Mans FC doit se séparer de nombreux joueurs, sa masse salariale étant encadrée par la DNCG. Les départs d'Helstad, Corchia ou Lamah pèsent lourd. Le club pointe à la dernière place du classement après avoir démarré le championnat par trois défaites consécutives. Denis Zanko, directeur du centre de formation, est appelé. Les Sarthois arrachent leur maintien en terminant 17es. Le 11 juillet 2012, la commission d'appel de la DNCG décide de la rétrogradation du club en National. Une décision contredite par le CNOSF, au vu des efforts financiers des actionnaires du club et la Ville du Mans. Le Mans FC est officiellement maintenu en Ligue 2 pour la saison 2012-2013, à deux jours de la reprise du championnat. Le 24 avril 2013, alors que les Manceaux sont relégables, le président Henri Legarda annonce que les rênes de l'équipe première sont confiées à Régis Beunardeau, figure historique du club. Le club est relégué en National. Les Manceaux terminent à deux points du premier non relégable le… Stade lavallois. La dette du club s'élève alors à 14,4 millions d'euros. La liquidation judiciaire est prononcée le 15 octobre 2013 par le tribunal de commerce du Mans. Le 23 octobre, la FFF relègue le club en Division d’Honneur de la Ligue du Maine.


La renaissance (2014)


Malgré un départ cahotique et l'accumulation de matchs en retard, le mans parvient à se classer en tête du championnat et accède à la CFA2 !!!


La saison 2014-2015 ne permet pas au Mans FC de monter directement en CFA (le Mans FC finit 3ème), mais donne l'espoir d'atteindre cet objectif dès la saison 2015-2016.

Chiffres record

Plus large victoire face à Valence (6-0) le 3 octobre 1988 à Léon-Bollée. 24 375 spectateurs pour le premier match du MansFC au MMArena le 29 janvier 2011. Victoire 3 à 0 face à Ajaccio. Plus large défaite à Gerland (8-1) le 13 mai 2006 face à l’OL. 16 matchs consécutifs de championnat sans défaite entre le 8 novembre 1997 et le 24 mars 1998 pour les débuts sur le banc de Marc Westerloppe. Avec 510 matchs sous le maillot manceau, Régis Beunardeau est le joueur le plus capé de l’histoire du club. 53 buts pour le belge Patrick Van Ketz, meilleur buteur du club.